Les Orixas – orishas

Dans la tradition afro-brésilienne le Dieu est unique et il s’appelle Omulu. C’est une forme d’énergie qui donne à la vie une intentionnalité. Omulu est très loin de une partie cosmique de l’univers. Omulu, c’est l’univers, c’est une énergie.

Pour mettre en action le monde, il irradie différentes qualités d’énergies et ces qualités d’énergie sont les éléments de la création et donc les éléments de la nature qui constitue notre monde, notre réalité à nous et ce qui peut faire qu’il y a le vivant sur Terre. 
 
Chaque élément de la nature est donc régi et géré, « soustraité » par ce qu’on appelle donc un Orixa. L’Orixa c’est donc la vibration, une qualité, une partie de la vibration d’Omolu. 
 
Ils prennent une forme archétypale avec une représentation, une forme d’humanisation.
Sachant qu’on les humanise pour notre compréhension, mais on reste sur une qualité d’énergie, une vibration.
 
Tout un chacun va pouvoir solliciter ces énergies pour pour se faire, la vibration devient personnification et même une personnification archétypale.
Tout comme Marie est l’archétype de la Mère universel et Jésus le Père, ensemble il forme un couple fondateur archétype des parents parfaits, qui nous aide trouver de la force lorsque nos parents terrestres, humaines ont leurs faiblesses comme tous les humains.

 
Il y a beaucoup d’Orishas. Je ne vais aborder que quelque- uns et je vais vous donner quelques exemples en distinguant les orishas féminines et masculins.
 
Dans les Orishas masculins, vous aurez Ogum, Xango et Oxala.
 
Ogum dans le syncrétisme c’est Saint Georges qui terrasse le dragon, c’est le guerrier, le guerrier dans sa forme, c’est l’homme qui est au front. C’est l’homme qui va défendre, c’est l’homme qui va protéger, il va régir les lois, il va être là, il va protéger. 
 
Xango, qui est Saint François d’Assise, dans la religion chrétienne. Là on est plutôt dans l’archétype de l’homme qui est le chef de guerre, c’est plutôt l’homme qui va réfléchir la stratégie de la guerre, qui va penser à la justice. C’est pas l’homme qui va au front et qui va se battre tout de suite, c’est l’homme qui se dit est-ce que pour défendre ma famille qu’est ce qui est juste, est-ce que j’y vais, j’y vais pas et il va développer une stratégie pour pouvoir défendre sa famille, c’est une autre qualité, une autre énergie, une autre représentation archétypale de l’homme. 
 
Orixala ou Oxala, c’est le vétéran de la guerre. C’est un autre archétype d’homme, c’est l’homme qui lui a déjà mené ses combats, qui est un petit peu fatigué, et qui lui va prendre beaucoup de recul, il est plus âgé, c’est le grand-père, il va prendre du recul et c’est sa sagesse qui va permettre de prendre des décisions.
 
Donc on est sur Ogum qui est le jeune homme qui va partir défendre, partir se battre, partir à la guerre.
 
Le Xango qui doit protéger, le père, l‘archétype du père qui va protéger, qui va réfléchir sur comment est-ce que c’est judicieux d’aller se battre et sur Oxala qui va être le grand-père qui a la sagesse qui a l’expérience, celui qu’on peut appeler quand on veut avoir du recul et quand on veut savoir. 
 
Et on va voir cette même transposition archétypale sur les archétypes féminin.
 
Pour les femmes on aura Yansa (ou Oya), vous trouverez beaucoup dans la littérature qu’elle est liée à Sainte Barbe, moi j’aime plutôt l’associer à Jeanne d’Arc. Et dans la littérature, vous pouvez aussi la retrouver associée à jeanne d’Arc, c’est la femme guerrière, c’est la femme amazone, c’est la femme qui a un côté masculin quand même, c’est une femme qui va défendre. 
 
On aura Oxum, qui elle est la femme séductrice, là elle va être représentée par une qualité de mari. Il y a énormément de mari de saintes, une qualité, une vibration de mari. Si vous avez la quintessence archétypale de Oxum, la personne qui me vient spontanément ce serait Nabila. Nabila, dans l’image qu’elle donne dans les médias, vous avez l’archétype de Oxum, la femme qui est dans la beauté, la femme qui a un sens de l’apparence, qui a aussi un sens de la relation à l’homme, il y a cette relation de séduction, dans la femme qui va séduire, l’homme, c’est cet archétype-là et on aura Yémanja.
 
Yémanja, c’est l’une des seules Orishas, je pense qui est relativement connue en Europe. Yémanja c’est cette cérémonie où on va à la mer et où on va faire des offrandes à la mer.
 
C’est un bateau dans lequel vous mettez des offrandes et si votre bateau part loin dans la mer, c’est un signe que Yémanja accepte vos offrandes et accepte les requêtes que vous avez fait, si votre bateau revient, est ramené par les vagues, elle n’a pas accepté, elle ne travaillera pas pour vos offrandes. C’est la mère protectrice, c’est la femme dans ce qu’elle est de maternelle asexuée comme on peut avoir la Vierge Marie dans ses représentations blanches et bleues. C’est l’essence de la mère protectrice. L’archétype de la mère protectrice orientée sur la protection de sa famille et de ses enfants. Quand on a besoin d’avoir du soutien pour être une bonne maman, pour avoir un amour, pour être présente, pour être une bonne mère, on fait des prières à l’intention de Yémanja. 
 
Je vous fais une représentation simples et qui pourrait s’étendre, on pourrait parler longuement sur chacun des Orishas et sur la quantité qu’il y en a.
 
Ça s’était pour vous donner la base de la vibration, toucher un petit peu sur tiens, c’est quoi les représentations des divinités à la différence de nos saints, on est peut-être dans quelque chose de plus …. C’est difficile pour moi de me représenter Jeanne d’Arc mais d’être dans l’archétype de Jeanne d’Arc, il y a des moments où je suis guerrière, il y a des moments quand je dois aller travailler, quand je dois faire ma place auprès des hommes, j’ai mon côté Yansa qui va ressortir, 
 
Je pourrais aborder aussi un peu plus tard, le côté masculin, féminin des Orishas, et l’équilibre qui se joue comme dans le Tao. 
 
Le culte des Orishas. Cette religion, c’est une religion qui fonctionne par fêtes. Où chaque Orisha a son anniversaire et sur lequel une communauté d’un Terreiro, d’une église, va se réunir à des dates précises pour célébrer l’Orixa et pour célébrer les rites de passage des différentes personnes qui sont dans la communauté ou intègrent la communauté si c’est un rite initiatique. 
 
Ce sont des fêtes qui sont relativement secrètes, qui sont secrètes dans la communauté. Il y a une partie secrète puis une partie qui est ouverte dans le temple à côté, aux gens du quartier. À la communauté. Donc qui se divisent comme ça avec cette notion plus mystique, plus on garde les énergies on protège et après le moment de fête va pouvoir être partagé avec le voisinage. Ça se déroule tout au long de l’année, avec justement des moments qui sont liés à la nature ou Yémanja on ira justement enfin une partie festive à la mer, le rite d’Oxum, il y aura une célébration auprès de rivières et d’eau douce. Oxala est partout, enfin il y a comme cela des rites, il y a la musique qui vient derrière, il y a … c’est soutenu, il y a environ une fête toutes les trois semaines en tout cas facilement une par mois, qui va célébrer, vu qu’il y a quatorze Orixas, dans lequel il n’est pas facile en tous les cas quand on n’est pas, il y a des gros temples peut-être qui accueillent, touristiques mais il n’est quand même pas simple quand on est touriste de pouvoir arriver comme cela et de savoir où on peut rentrer et dans quel temple … en tout cas il faudrait une personne brésilienne pour vous introduire dans un temple, pour savoir où il y a la fête, quand il y a la fête, si vous avez le droit d’y aller. 
 
Si vous avez préparé un voyage au Brésil quand les temps le permettront, vous pouvez tout à fait le faire, ce n’est pas interdit, c’est pas… si vous ‘êtes en relation avec une personne sur place, demandez et je suis sûre que il y aura des contacts et vous aurez l’occasion d’aller découvrir une des cérémonies liée au Candomblé et à l’Umbanda.
 
J’introduis l’Umbanda pour le prochain article car le Candomblé est une ramification, est un tronc africain ancré des racines africaines et qui au fil du métissage une branche c’est créée, notamment beaucoup plus avec les personnes autochtones, les personnes amazoniennes, et une ramification s’est ouverte qui se nomme l’Umbanda dont je parlerais dans un prochain chapitre.  
 
Ma mission est d’arriver à transmettre dans notre culture, la compréhension de cette culture là et qu’est-ce qu’elle peut, même en tant qu’Européen, nous apporter, notamment pour nous qui je crois avons aussi vécu une acculturation, et j’en suis même fondamentalement convaincue et une partie de notre culture en tant qu’Européen qui nous a été volée notamment par l’inquisition. On a aussi eu une très forte influence et une très grande pression sur l’évangélisation a un point où on n’a pas développé le syncrétisme et à un point où nous avons perdu nos racines, nous avons perdus nos lieux sacrés, nous avons perdus nos traditions, et elles ont un peu perdurés comme les fêtes de Noël qui sont en fait des fêtes celtes, mais rien ne se perd complétement et l’idée c’est que l’on puisse se reconnecter à nos à nos racines, à nos propres racines, dans les dimensions de ce que l’on est maintenant, c’est-à-dire que aujourd’hui je m’appelle Virginie et je suis née en Europe mais j’ai été plein d’autres choses dans d’autres vies, et de se reconnecter à tout ce savoir et toute cette sagesse, dans la spiritualité on ne perd rien, il n’y a pas de savoir perdu, c’est juste stocké quelque part et il va falloir aller le chercher. C’est ça que je vous souhaite et peut accompagner à faire, c’est-à-dire vous êtes tous accompagnés de guides, vous avez tous un savoir quelque part dans le « cloud » a côté de vous, il faut vous reconnecter au bon serveur au bon « cloud » via votre guide pour retrouver vos sagesses, retrouver les savoirs ancestraux que vous avez acquis dans d’autres vies, que votre famille  a eu peut-être dans des traditions, a eu un savoir, quel que soit le lieu où vous êtes né aujourd’hui, tout un chacun a accès à une spiritualité enracinée quelque part, profondément ancrée dans la nature et qui dépasse la religion, qui intègre les religions chrétiennes qui sont devenues une forme d’appropriation pour nous.

Axé et que tous les orishas bénisse votre journée,

Virginie