Le Pèlerinage Intérieur

Ce matin, j’échangeais un mail avec une amie qui me demandait des informations sur une transmission sur les orixas. Je trouve pertinent de transformer cette mail en article car il permet de mettre en lumière le travail qui a été fait ses derniers mois. Notamment sur l’accompagnement que je propose que je nomme

« pèlerinage intérieur ». 


Mon invitation est donc de faire son propre chemin, en toute authenticité vers un profond retour à soit et à plus grand que soi.


Je propose ce podcast qui explique mon parcours ainsi que mon invitation. 
Podcast : Le Pélerinage Intérieur 


Voici la proposition sous format de Podcast gratuit : dispo aussi sur SoundCloud et Spotify. (sur les plateformes, il est possible d’abonner pour recevoir les notifications lors de nouveaux épisodes) 

Pour pouvoir entrer dans une tradition spirituelle ou religieuse, il faut laisser le temps d’intégrer, de comprendre, c’est une voie initiatique intérieure, ce qui est malheureusement s’oppose  au développement personnel, où tout se passe en un weekend et où tu deviens chaman en moins d’un an. Tout le monde peut s’auto-proclamé chaman sans aucune reconnaissance d’aucune communauté. Bref, je pourrais discourir pendant des heures…


Mon invitation n’est pas de suivre des dogmes sans comprendre. J’ai malheureusement trop vu des personnes qui posaient des questions et la réponse c’est « tu es trop dans ton mental… » pour ma part, il y a un équilibre qui s’appelle le SENS, tu dois comprendre les préceptes pour les intégrer.

Notre culture a une richesse intellectuelle, une soif de connaissance, c’est noble. Tu l’auras compris, les personnes en quête de gourou ne trouveront pas leur compte avec moi, je n’invite pas à suivre aveuglément.

Je viens mettre quelques secousse par ce podcast : Intuition VS mental  


La première question qu’une personne va me poser si elle vient me voir c’est si elle est intéressée par la culture afro-brésilienne, c’est « quel est mon orixa? » 

Je ne réponds plus à cette question de manière directe, je réponds mais comme ceci. 

« Nous allons faire un chemin pour que tu découvres, LES orixas et après que tu arrives à ressentir les orixas les plus présent à tes côtés. Celui qui est à tes cotés de manière indéfectible, c’est Dieu, c’est déjà le premier à honorer « 


Mon expérience me fait dire que si je donne le nom de l’orixa que je vois à côté de la personne, la personne reste figée avec son orixa et ne part plus à la découverte des autres, alors qu’ils sont tous et toutes à nos côtés.

La spiritualité, c’est une voie de la patience…


Et là, c’est un véritable pèlerinage intérieur que je propose, qui ouvrira sur des traditions afro-bréslienne ou non en fait, il est nécessaire de se poser les bonnes questions. Chacun a son propre chemin spirituel et c’est tant mieux ! 


Voici donc dans les étapes, voici mon invitation de cheminement : 
Premier pas dans ce pèlerinage LA FOI, DIEU, L’UNIVERS ET TOI ? 

Transmission offert Cette transmission a déjà pour objectif de  poser des questions sur où nous en sommes au niveau de notre foi. C’est 3 vidéos, environ 1h de temps avec plusieurs ouvrages que je recommande de lire. 


Une deuxième étape : l’enracinement BACK TO MY ROOTS
J’insiste, c’est des fondamentaux, mais l’enracinement ce n’est pas  un petit ancrage de 5 min de médit’ en visualisant un arbre. Je propose 1 semaine, ou j’introduis les bases de l’énergie, cela peut être revu pour certain mais je pose dans cette transmission  déjà des bases de physique quantiques puis une palette de pratiques corporelles, créatives, méditative dont le but est de garder son axe, son alignement, sa vibration quoi qu’il se passe autour. C’est un pré-requis, nous devons être capable de rester accès autant que faire se peut. je ne reviendrai plus sur ces concepts après dans mes transmissions. Il y a 8 semaines d’expérimentation à raison d’un 1 vidéo par semaine. Dans cette transmission, l’écriture par le fait de tenir un journal de son évolution prend un grand part dans la pratique. C’est pour ce que j’appelle indispensable, il est nécessaire de poser acte par des mots, dans la matière de son cheminement intérieur et ce de soi à soi. Dans un pèlerinage de rando, les km vont faire acte du cheminement, dans un pèlerinage intérieur, ce sont les mots qui vont permettre de voir le chemin parcouru. J’insiste vraiment car souvent les personnes qui ont fait bcp de stages de développement personnel vont passer en me disant, c’est bon j’ai vu. Mon expérience me fait dire que bâcler cette étape, c’est ne pas avoir les fondations solides pour cheminer spirituellement. Par contre,  j’ai pris la décision de ne pas « bloquer » les personnes avec des pré-requis, chacun est libre, brûler les étapes, partir en courant, c’est aussi un enseignement, à la clé, je garantie, il y a une belle leçon d’humilité. 


3ème étape: LE PROFANE ET LE SACRE
Cette partie plus théorique introduite sans que je le nomme pour l’instant les bases de la croyance de l’umbanda sous le prisme de la physique quantique. Comment comprendre la genèse biblique sous le regard de la science ? C’est une compréhension importante pour comprendre la genèse selon l’umbanda. Qu’est ce qui se passe sur le plan métaphysique lorsqu’on fait un bain de plantes, ou des offrandes ? Qu’est ce qui se passe lorsqu’on allume une bougie ? Pourquoi une bougie ? Qu’est ce que la physique quantique et pourquoi en comprendre les bases pour avancer sur un chemin spirituel, notamment des orixas ? 

Donc la transmission a déjà commencé et voici les pas. Il y a déjà près de 6h de podcast gratuit, plusieurs ouvrages que j’ai mis en référence sur mon site : Librairie 

Le cheminement, déjà à ce stade va déjà prendre environ 3 mois, pour intégrer les 3 premières transmissions.

Est-ce que tu es prêt.e à faire le premier pas ton pèlerinage intérieur ?

Se soigner par la transe

Jean Rouch

Se soigner par la transe : le film « les maitres fous » de Jean Rouch (1956)

Dans son film, Jean Rouch montre, sans effets spéciaux ni mise en scène, les pratiques rituelles des Haukras, une secte religieuse originaire du Niger, telles que pratiquées par des immigrés à Accra au Ghana. Ces rites consistent en l’incarnation par la transe de figures de la colonisation telles que le gouverneur, la femme du capitaine, le conducteur de locomotive qui se mettent en scène par des danses et des sacrifices d’animaux.

Jean Rouch est un ethno-cinéaste, c’est l’un des premiers réalisateurs à avoir filmer des rites en Afrique. Il nous plonge donc dans l’ethno-fiction. Alors que mon blog invite à porter un autre regard différent sur la spiritualité, il me semblait essentiel de la regarder aussi par la caméra de Rouch. Ce documentaire choque, interpelle, mais c’est une invitation à passer au delà de l’image brute pour en comprendre le sens plus profond. Notre regard doit s’élargir pour comprendre comment la culture spirituelle africaine se « soigne » de la pression colonialiste par la transe. Cette transe qui peut paraître ridicule et violente, demeure la représentation de cette société blanche colonialiste, (voire la violence en miroir de notre société ?).  

« Ces jeunes hommes qui sont venus à la ville, se heurtent à la ville. Et ce « heurt » est particulièrement brutal à Akkra. Il s’en suis certaines déviations mentales, certaines névroses. Et les africains ont trouvé le moyen de guérir ces névroses, alors que nous européens connaissons encore mal ces remèdes.  » (Jean Rouch, 1957)

Lorsque Jean Rouch réalise son documentaire, « Les maîtres fous » en 1956, il n’y avait alors ni internet, ni les réseaux sociaux, et les Hommes imaginaient encore qu’une couleur de peau comme la physionomie d’un cerveau pouvaient avoir un impact sur la supériorité d’un peuple par rapport à un autre. Les rites dits païens étaient jugés comme barbares. Et si nous avons-nous même pratiqué le sacrifice animal au Moyen-âge – ne clouions nous pas une chouette sur la maison pour éloigner les esprits ? – le catholicisme nous l’a fait peu à peu oublier. En nous rapprochant de Dieu, nous nous sommes éloigné de la nature et nous avons oublié nos mythes, nos représentations comme nos vieux rituels.

Tourné en une journée, ce « ciné-transe » suit les mouvements du rituel et nous invite à nous mêler à la danse. Ici les divinités invoquées sont particulières puisqu’elles sont des représentations de notre société occidentale. En se métamorphosant par la transe, ces jeunes hommes s’en éloignent et leurs échappent. Durant les rites, ils vont ainsi faire tout ce qui leur semble appartenir à leur personnage, du langage aux gestes. Et c’est lorsqu’ils feront quelque chose d’interdit, par exemple un sacrifice, que la crise va s’arrêter.

A la fin du film, on retrouve les acteurs du rite. Ils n’ont plus la bave aux lèvres et vaquent à leur quotidien. Le moment de possession n’était alors qu’une parenthèse et permet de retourner au monde sans la névrose qui empoisonnait le cœur de ces hommes et de ces femmes.

La transe était, et est encore aujourd’hui, présente dans beaucoup de spiritualités, à beaucoup d’époques et en beaucoup de territoires. Il me semble que la possibilité de se rencontrer autour d’un rituel est un nouveau pas en avant vers cette belle pluralité que forme notre humanité. Chose que nous avons trop longtemps préféré ignorer, peut-être par peur de ce que nous pourrions y découvrir sur nous-même.

Source principale : « Jean Rouch : « Les Maîtres fous » a été tourné en une journée dans les environs d’Accra » ». 2016. Reportage radiographique. Virginie Mourthé (réal.). France Culture. Diffusé le 15 Mai 2016 dans le cadre de l’émission Les nuits de France culture.

Article réalisé par Natacha Jacquart, Socio-Vidéaste.

Candomblé, Religion Afro Brésilienne

Je vais aujourd’hui vous donner les bases et vous expliquer ce qu’est le Candomblé.

Le Candomblé est une des religions Afro-Brésiliennes pratiquées au Brésil.

Le but de ce texte va être d’introduire le Candomblé par plusieurs thématiques, de poser les bases historiques, la croyance et le culte qui en découle. 

Le Candomblé, c’est une religion qui mélange, rites catholiques, indigènes et rites africains. 
C’est une religion, je vais insister, qui a émergée au cœur de chrétiens qui ont mis en esclavages des indigènes amazoniens, les habitants des terres que ces colons ont exploités, ou encore des hommes qu’ils ont été chercher d’un autre continent, des hommes issues de différentes tribus d’origine africaine, plutôt Afrique de l’Ouest pour le Brésil.

C’est donc une culture et une religion qui a émergée du plus profond de la souffrance et de l’acculturation et je vais préciser ce mot d’acculturation. 
L’acculturation, c’est le fait de perdre et d’être déraciné de sa propre culture. Comme je l’ai dit les personnes originaires d’Afrique arrivaient notamment au port de Salvador de Bahia et étaient séparées par ethnies, séparées par familles, pour perdre toute racine. Ce qui était aussi le cas aussi avec les tribus amazoniennes- Par ailleurs, il faut garder en mémoire que les colons qui venaient pour exploiter les terres étaient essentiellement d’origine Portugaise et que par essence ils avaient eux aussi une partie de leur culture. On est d’accord qu’ils étaient encore en famille mais ils avaient toutefois perdu une partie de leurs racines, c’est-à-dire qu’ils avaient perdu une partie de leur terre. Ils étaient eux aussi dans une forme d’acculturation.

Tous à un niveau ou à un autre se sont retrouvés acculturés, soit par perte de repères en étant transportés d’un continent à un autre, soit par privation de leurs terres sur place. Pour les personnes venant d’un autre continent, elles ont, de plus, dû faire face à une nouvelle culture, une nouvelle nature et un nouveau climat auxquelles elles ont dû s’adapter et en quelque sorte, avec le temps, s’approprier.

C’est dans ce terreau bien particulier qu’est née le Candomblé.

C’est dans ce terreau- là, de cet espèce de triangle, où il y en a, comme les africains eux avaient complétement perdus leurs racines, leurs ethnie, étaient complétement spoliée de leur terre, je pense qu’ils ne savaient même pas où ils avaient atterris dans le monde, les personnes d’Amazonie, les personnes d’origine du Brésil, eux ont eu une acculturation mais pas sur leurs terres mais par séparation de leurs ethnies et la colonisation de leurs terres, les personnes européennes, par migration, par colonisation, ils envahissaient des terres et ils volaient des terres qui ne leur appartenaient pas. Donc ils ont dû aussi s’approprier la culture, la nature qui les entouraient et le climat. Le Portugal et le Brésil, c’est pas la même chose. 

La religion du Candomblé repose sur le principe d’un Dieu unique. Ce Dieu unique est représenté par des ambassadeurs nommés Orixas. Ces Orixas ont toute une mythologie, une personnalité propre et ont donc des histoires Ils sont liés à des éléments de la nature.
On va avoir, par exemple, l’Orixa des « eaux calmes », l’Orixa des « eaux en mouvements », l’Orixa des « eaux salées », l’Orixa du « feu », l’Orixa de « la foudre », l’Orixa du « vent », l’Orixa des « arcs en ciel », toutes ces parties ou manifestations de la nature , comme peut l’être un arc-en-ciel, sont des manifestations divines des Orixas, des manifestations d’essence divine.
La Nature par essence dans le Candomblé, et comme, je pense, dans toute religion et toute spiritualité, la Nature est l’expression simplement du Divin.

Le Candomblé est aujourd’hui une partie intégrante de la culture brésilienne, vous ne pouvez pas marcher dans un quartier sans qu’il y ait un « Terreiro », une église du Candomblé, une voir deux même dans le même quartier, dans la même rue car les racines du Candomblé sont implantées et font partie du patrimoine du Brésil.

Quand on dit « Afro-Brésilien », on revient sur des racines qui sont essentiellement implantées et dont le tronc de base est implanté en Afrique. Notamment au Bénin. Si on se tourne vers la Santeria Cubaine ou le Vaudou Haïtien, il y aura énormément de similitudes, on retrouvera certains mots communs parce qu’il y a des ethnies africaines qui sont arrivées au Brésil et la même ethnie a migrée plus loin pour se retrouver à Cuba ou à Haïti. La tradition parle aussi d’Orixas, en a même qui sont communs après certains ont pris d’autres formes, mais les racines sont dans les mêmes ethnies africaines. 

De ces racines africaines ont émergées le Candomblé, la Santeria Cubaine, le Vaudou Haïtien et il y a eu des branches qui ont poussées et qui ont donné d’autres mouvements spirituels que la culture du pays s’est approprié. Au Brésil, par exemple, on va parler de l’Umbanda, de la Jurema, qui est l’appropriation les peuples autochtones, il va y avoir un brassage qui se fait et qui va faire germer une spiritualité et une religion à part entière avec une culture à part entière.

Revenons un instant au niveau de l’histoire. Il y a des personnes qui sont mises en esclavage et les colons auront un souci important de les évangéliser. C’est-à-dire que les esclaves se verront imposer le baptême chrétien. Pour garder leur foi, des individus d’origine africaine mise en esclavage vont dissimuler derrière des terminologies chrétiennes leur Dieu et leurs divinités africaines. C’est-à-dire qu’ Omulu, qui est le Dieu africain, qui est le Dieu unique, qui est au-dessus de tout, qui est l’Univers.

Orixala ou Oxala suivant la région du Brésil où vous êtes va se cacher derrière Jésus. Les déesses africaines vont aussi pouvoir être représentées dans différentes saintes catholiques. Vous retrouverez aussi Xango, une divinité vénérée énormément au Bénin, honoré aussi au Bénin dans la culture Yoruba, vous pourrez le retrouver représenté au Brésil sous Saint François d’Assise. 

Bien que l’abolition de l’esclavage s’arrête en 1888, la tradition syncrétique elle va quand même perdurer. C’est-à-dire qu’il y a quand même dans ce métissage, il n’y aura pas un moment un rejet des saints catholiques, une personne d’origine brésilienne en général elle va aller à l’église et elle peut aller au temple d’Umbanda de Candomblé, dans un temple Spirit, tout va se mélanger. Et on ne va pas renier et rejeter les saints catholiques après cette période-là. Et le syncrétisme va permettre en plus de protéger la tradition du Candomblé dans une période aussi compliquée dans l’histoire du Brésil parce qu’il faut rappeler que le Brésil a été une dictature entre les années 70 et 80. Et là il y aura une véritable oppression, une véritable guerre contre les temples traditionnels, d’Umbanda et de Candomblé, rejetés par un parti politique qui restera un format esclavagiste et colon et qui veut maintenir une position d’un Brésil uniquement catholique chrétien.

Je sais que moi, mon Père de Saint avait beaucoup été marqué par cette période-là et qu’il avait beaucoup cette inquiétude de se dire « il faut faire attention, est-ce qu’on parle ou on ne parle pas, c’est compliqué parce qu’on pourrait, cette oppression-là elle pouvait revenir. Et il avait vécu de cela de manière terrible, où il fallait être caché. Si vous passez devant la façade de sa maison, on voyait une maison tout à fait normale, tout à fait typiquement brésilienne, et il fallait rentrer à l’intérieur pour arriver jusqu’au temple. C’est-à-dire que de l’extérieur vous ne pouviez pas imaginer qu’il y avait un temple du Candomblé.




Gisèle Cossard – Omindarewa

Gisèle Omindaweva

Ancienne résistante francaise, une anthropologue et prêtresse du candomblé , une religion afro-brésilienne, dans l’État de Rio de Janeiro. Elle est connue également sous le nom de Mãe Giselle de Iemanjá.

Gisèle Cossard naît en 1923 à Tanger, au Maroc, où son père a servi comme militaire en 1919, et où il est resté comme instituteur. Sa mère est professeur de musique. Ses parents restent au Maroc jusqu’en 1925. Même si elle dit ne pas garder de souvenir de ce séjour africain,  Giselle Cossard a été marquée par la collection d’objets d’art que ses parents ont rapportée, ainsi que leurs récits de voyage qui constituaient pour elle « une source inépuisable d’émerveillement ».

Son père, est reçu à l’agrégation en 1928. Il est nommé professeur à Paris en 1933.

En 1949, Gisèle quitte la métropole française avec son mari pour un séjour de huit ans en Afrique, où Jean Binon est chargé de développer l’enseignement. Gisèle Cossard prend également conscience, durant ces années sur en Afrique, qu’il existe d’autres façons de penser et de vivre que les approches qui prévalent dans le monde occidental, même si sa méconnaissance des dialectes l’empêche de comprendre réellement le mystère africain.

En 1956, ils retournent en France mais n’y restent cependant que quelques années. En 1958, Jean Binon, est nommé conseiller culturel à l’ambassade française au Brésil. Il rejoint cette nouvelle affectation par avion. Gisèle Cossard et leurs enfants arrivent sur place quelques semaines plus tard, par bateau. Gisèle à trente-six ans. « Je pensais découvrir des Indiens, mais je me suis vite rendue compte que l’Afrique est partout présente », dit-elle de sa découverte de ce pays.

Une fois arrivée, elle apprend vite le portugais et se fait plusieurs amis. Elle commence à s’intéresser aux liens unissant le Brésil et l’Afrique. 

Comme elle, les enfants s’adaptent rapidement à Rio de Janeiro, et se font  beaucoup d’amis. Étrangement, son mari se sent une grande aversion pour le Brésil, les Brésiliens et la culture afro-brésilienne; cette dichotomie ne tarde pas à provoquer des problèmes au sein du couple.

Le 5 décembre 1959, Gisèle Cossard assiste à une cérémonie dans un terreiro de candomblé,  et entre en transe. Après une période d’hésitation, Gisèle Cossard commence son initiation, quelques mois plus tard, en 1960, et devient Omindarewá, qui signifie «l’eau claire».

En 1963, elle se sépare de son mari et part en France soutenir une thèse sur le candomblé à la Sorbonne. Elle y rencontre Pierre Verger, et ils deviennent amis. Devenu professeur d’université, elle essaye de mener une «vie normale» en France, mais en 1972, incapable de supporter la nostalgie et ses enfants devenus indépendants, elle retourne au Brésil.

Les circonstances de la vie (notamment un grave  accident de voiture subi en décembre 1973), la décide à reprendre contact avec un lieu de culte du candomblé et d’y reprendre son initiation. Celle-ci la mène à la charge sacerdotale de Mère de Saint, sous le nom de Mãe Gisele de Iemanjá, d’un temple de la grande banlieue de Rio de Janeiro. Elle fonde son terreiro à mi-décembre 1975

le centre de candomblé animé par Mãe Gisele grandit progressivement et compte jusqu’à 400 initiés. Elle décède en janvier 2016, à Rio de Janeiro, après avoir choisie quelques années auparavant une personne pour lui succéder.

Découvrez par l’histoire de Gisèle, une approche de la culture du Afro-brésilienne.

« Gisèle Omindarewa » de La réalisatrice CLARICE EHLERS PEIXOTO

Le Billet de Mère Joséphine

Mère Joséphine

« Lors de la retranscription de ce message, je tiens juste à vous rappeler que Mère Joséphine a vécu, il y a plus de 100ans et que son phrasé est difficile à retranscrire à l’écrit. Lorsque j’ai trop, modifié pour améliorer le français, je me suis faite « tirer les oreilles », avec un « c’est pas comme ça qu’est ce que je parle ». Nous sommes loin de la canalisation de l’archange Michael ou autres Métatron… Voici le message simple d’une vieille auvergnate qui a pour mission de m’apprendre et de me guider (ce qui n’est pas toujours simple). Je vous souhaite de pouvoir capter l’énergie des mots, l’originalité et l’humour de cette petite vieille bonne-femme. »

« Comment arriver à avancer dans ces temps troublés ?

Il est indispensable de rester dans son axe, dans son chemin.

C’est sur votre propre chemin, votre propre route et uniquement dans cette direction que la paix peut se faire.

Depuis quelque temps, lorsque vous sortez de votre axe, les coups de bâton se font sentir. Les effets secondaires à un manque d’alignement sont rapides et sans appel.

Vous n’êtes plus alignés dans votre couple… Resté par peur de la solitude, le poids de la souffrance sera encore plus lourd que la solitude elle-même.

Prenez des décisions qui vont dans votre sens, dans ce qui est juste pour vous et par contre, c’est l’ouverture rapide qui s’fait. Tout se chamboule, se bouscule, se précipite.

Voui, voui,voui, qu’il est plus simple et tentant de faire profil bas, en restant bien confortablement installé dans son petit confort matérialiste, en attendant que « ça passe »…

Je peux d’ores et déjà vous dire que « ça ne passera pas ».

Les mouvements, les décisions, vos liens entrevous avec vos proches, ami.es, sont vos échappatoires.

Entendons-nous bien, ch’uis pas entrain de cultiver une vision anxiogène d’un pseudo-complot mondial (on a discuté un moment pour trouver ces mots)… Tel n’est pas mon message.

Mon message n’est autre qu’une interpellation, une invitation à grandir à vous-même. Votre profondeur, votre unité, votre accomplissement.

Je ne peux pas non plus dire que nous sommes tous des Gandhi ou Mère Teresa,,, Il n’en reste pas moins que tout un chacun à quelque chose à faire, à son échelle, dans son domaine.

Il est donc temps de plonger dans son propre intérieur, par le mouvement, par la création, par les liens que vous entretenez avec vos ami.es.

Tout comme Rome ou Clermont-Ferrand ne se sont pas faites en un jour. Vous allez cheminer lentement mais surement. Personne, de surcroit, ne viendra vous dire ce qui est juste pour vous. Ça doit sortir de vous de vos tripes, de votre bidon.

Ce dont que ce qu’est ce que je suis certaine, c’est que tout un chacun qui va lire ce texte peut au lieu de ses sempiternelles bonnes résolutions… prendre des décisions… je souhaite vous rappeler que le pire c’est la « stagnation »… La vie, c’est le mouvement, faire un pas en avant même petit, c’est déjà ça.

Quand qu’est ce que je parle du mouvement, je dis pas, que tu vas me dire que c’est ton mari qui doit changer, ou ta conjointe… ou commencer à bouger quand tu auras si ou ça ou patata… Des excuses !

Ton patron, ton mari, ta femme, ton voisin, Pierre, Paul ou Jacques, chacun a ses propres combines.

Occupe-toi de tes fesses, c’est déjà pas mal…

Et demande toi, ce que toi-même, tu peux faire aujourd’hui pour faire un pas… et même maintenant !

Je vous souhaite toujours d’avoir un bon saucisson et du bon vin à votre table, parce que c’est bon.

Mère Joséphine »