Gisèle Cossard – Omindarewa

Ancienne résistante francaise, une anthropologue et prêtresse du candomblé , une religion afro-brésilienne, dans l’État de Rio de Janeiro. Elle est connue également sous le nom de Mãe Giselle de Iemanjá.

Gisèle Cossard naît en 1923 à Tanger, au Maroc, où son père a servi comme militaire en 1919, et où il est resté comme instituteur. Sa mère est professeur de musique. Ses parents restent au Maroc jusqu’en 1925. Même si elle dit ne pas garder de souvenir de ce séjour africain,  Giselle Cossard a été marquée par la collection d’objets d’art que ses parents ont rapportée, ainsi que leurs récits de voyage qui constituaient pour elle « une source inépuisable d’émerveillement ».

Son père, est reçu à l’agrégation en 1928. Il est nommé professeur à Paris en 1933.

En 1949, Gisèle quitte la métropole française avec son mari pour un séjour de huit ans en Afrique, où Jean Binon est chargé de développer l’enseignement. Gisèle Cossard prend également conscience, durant ces années sur en Afrique, qu’il existe d’autres façons de penser et de vivre que les approches qui prévalent dans le monde occidental, même si sa méconnaissance des dialectes l’empêche de comprendre réellement le mystère africain.

En 1956, ils retournent en France mais n’y restent cependant que quelques années. En 1958, Jean Binon, est nommé conseiller culturel à l’ambassade française au Brésil. Il rejoint cette nouvelle affectation par avion. Gisèle Cossard et leurs enfants arrivent sur place quelques semaines plus tard, par bateau. Gisèle à trente-six ans. « Je pensais découvrir des Indiens, mais je me suis vite rendue compte que l’Afrique est partout présente », dit-elle de sa découverte de ce pays.

Une fois arrivée, elle apprend vite le portugais et se fait plusieurs amis. Elle commence à s’intéresser aux liens unissant le Brésil et l’Afrique. 

Comme elle, les enfants s’adaptent rapidement à Rio de Janeiro, et se font  beaucoup d’amis. Étrangement, son mari se sent une grande aversion pour le Brésil, les Brésiliens et la culture afro-brésilienne; cette dichotomie ne tarde pas à provoquer des problèmes au sein du couple.

Le 5 décembre 1959, Gisèle Cossard assiste à une cérémonie dans un terreiro de candomblé,  et entre en transe. Après une période d’hésitation, Gisèle Cossard commence son initiation, quelques mois plus tard, en 1960, et devient Omindarewá, qui signifie «l’eau claire».

En 1963, elle se sépare de son mari et part en France soutenir une thèse sur le candomblé à la Sorbonne. Elle y rencontre Pierre Verger, et ils deviennent amis. Devenu professeur d’université, elle essaye de mener une «vie normale» en France, mais en 1972, incapable de supporter la nostalgie et ses enfants devenus indépendants, elle retourne au Brésil.

Les circonstances de la vie (notamment un grave  accident de voiture subi en décembre 1973), la décide à reprendre contact avec un lieu de culte du candomblé et d’y reprendre son initiation. Celle-ci la mène à la charge sacerdotale de Mère de Saint, sous le nom de Mãe Gisele de Iemanjá, d’un temple de la grande banlieue de Rio de Janeiro. Elle fonde son terreiro à mi-décembre 1975

le centre de candomblé animé par Mãe Gisele grandit progressivement et compte jusqu’à 400 initiés. Elle décède en janvier 2016, à Rio de Janeiro, après avoir choisie quelques années auparavant une personne pour lui succéder.

Découvrez par l’histoire de Gisèle, une approche de la culture du Afro-brésilienne.

“Gisèle Omindarewa” de La réalisatrice CLARICE EHLERS PEIXOTO