Yalorisha

Comment devenir chaman ?

« Alors, moi j’ai appris que je l’étais par la chamane et on m’a demandé et la réponse était : Non ! donc comme dans le film de Corine Sombrun « un monde plus grand », la même réaction « eh ! merde ». Moi je ne voulais pas devenir chamane, être chaman ça ne m’intéresse absolument pas, quand j’étais journaliste, au matin je travaille à la rubrique people je voyais des célébrités et ça m’allait très bien comme métier. J’avais une vie très cool, j’avais un excellent salaire, tout allait très bien à part le stress, justement c’est ça qui a fait que j’ai eu un burnout et une dépression nerveuse, c’est ça qui a tout déclenché. »

Comment as-tu vécu cette « crise chamanique » ?

« J’étais bien entourée et j’avais une belle vie, j’avais vraiment la belle vie ; je pouvais faire tout ce que je voulais, c’est très bon, c’est nickel sauf que là, c’est on m’a mise devant un truc que je ne voulais pas, j’avais 40 ans, c’est la crise de la quarantaine, on peut dire c’est un passage symbolique mais c’est vrai que c’était vraiment le truc c’est « tu dois faire ça maintenant » donc,  tout ce que tu as vécu avant c’était très bien, tu t’es bien amusé, maintenant, faut faire ton vrai job. Et comme tout le monde, je n’aime pas être forcée.

 

Vraiment, je me suis senti forcée, contrainte et ça m’a vraiment déprimée ; et je n’avais pas envie d’être chamane, je ne voulais pas de ça. Alors, c’est vrai que pour tous les autres avec qui je me suis retrouvé dans ses stages, ou qui voulaient devenir chaman, avec qui espère être chaman c’était un petit peu compliqué parce que, en fait, moi je disais : «moi, ça ne m’intéresse pas » donc c’est un peu frustrant pour certaines personnes, j’imagine, en tout cas auprès de ceux qui veulent être chaman. »

Comment se passe la « formation » chamanique ?

« Alors, c’est ce qu’on appelle dans le chamanisme c’est : les gens, c’est des appelés. Les appelés en fait c’est si les esprits qui viennent les chercher s’ils ne veulent pas c’est les esprits qui viennent ; donc, ce n’est pas toi qui va faire l’initiation contre un chaman pour faire une initiation chamanique, c’est les esprits qui viennent à toi. Ils sont là jusqu’à ce que tu comprennes et pendant l’année en fait où j’ai découvert que j’étais chamane, ils ne m’ont pas lâché d’une seule minute.

 Donc, tous ceux qui veulent devenir chaman, ils ne se rendent pas compte de… comment dire ? « C’est à double tranchant » pendant plus d’une année, ils m’ont fait vivre des initiations où je suis passée par tous les stades et ça ce n’est pas évident sur le plan personnel.

Les initiations m’arrivaient quand je m’endormais ou j’avais le malheur d’aller à la sieste ou même dans la journée avec des gens. Tout le monde ne me dit pas comme le cheminement est dur. Ceux qui choisissent de pratiquer le chamanisme ou d’autres thérapies de tous les genres c’est leurs choix, ils ont le choix ; dans mon cas, je ne dis pas ça pour me plaindre mais c’est juste, faire réaliser que c’est loin d’être un doux rêve.
Je n’ai pas choisi et ça m’arrivait dessus et ça m’a été imposée donc la première année j’ai eu aucun plaisir à pratiquer le chamanisme, je les fais.

J’ai fait les stages quelques, ils m’ont permis pas d’apprendre les techniques mais de réapprendre quelque part des souvenirs des choses que je savais mais ils ont surtout appris à me connaître moi, c’est-à-dire, à savoir comment je fonctionne ? mon mode de fonctionnement, si j’ai besoin de reconnaissance, de besoins d’être appréciée, ma valeur, la dévalorisation, ce genre de choses-là, j’ai beaucoup appris sur moi-même et ma relation avec les autres, donc, c’était très bon que j’aille à ce stage-là finalement donc je n’ai pas perdu du temps. « 

Comment rester humble alors que maintenant tu es une chamane «connue » ?

« Alors Virginie, il y a une phrase que je veux dire : « Quand on sait qui on est, on n’a rien à prouver » ; je sais qui je suis, j’en ai rien à prouver à personne et je n’ai pas besoin de reconnaissance donc je fais ce que j’ai à faire point barre, et je suis détachée on est en face, et le palier que je ne ressens pas de la compassion ou des émotions mais je suis là pour la personne, je ne suis pas là pour moi, je ne suis pas à me valoriser à travers la personne, donc il n’y a pas de prise de pouvoir, il n’y a pas de dire : je vais te guérir, ce n’est pas moi qui assure la guérison c’est la personne, je suis là pour l’aider, pour la guider, pour la conseiller, pour faire un voyage chamanique avec elle si nécessaire, je vais l’accompagner, je vais la soutenir mais je ne veux en aucun cas faire le job à sa place donc il n’y a pas de prise de pouvoir ; et par exemple si on prend les gens qui font : « je vais vous chercher votre animal de pouvoir », non ! la personne, si elle vient chez moi c’est à elle d’aller à la rencontre de son animal de pouvoir ce n’est pas à moi de le faire ; c’est à elle de s’accorder la guérison ou pas, ce n’est pas à moi de le faire, voilà. »

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